Communauté de l'Herbier de poésies

lundi 18 septembre 2017

Page 86 la proposition




Jamadrou  décembre 2016 Marbling  de  20/15 cm sur papier
puis petits croquis aléatoires aux pinceaux et encres de couleur
 (les couleurs de "Oups!" ont fait écho à celles de cet ancien dessin; c'est ainsi qu'il a refait surface.. )
   




 
Dessin : Adamante D









l’envoi des textes toujours à l’adresse habituelle :

Dernier délai le jeudi matin, pour être certain que le texte paraisse
sans oublier votre nom, votre lien (pas votre adresse e-mail)
corps 12 - si possible adobe garamond pro ou times -
pas de texte souligné, pas de bold (gras)
 
Vous pouvez rejoindre la page de la communauté sur google+ 
(communauté privée)

Excellente semaine à tous. AD





vendredi 15 septembre 2017

Oups ! v'la la page 85

"Oups !"  Acrylique sur papier AD


Oups!

Oups est facétieuse. 
Et puis aussi coquine…
Elle est, croyez-moi !
Autant marrante que maline.

Chaque jour, elle nous offre quelque nouvelle prouesse.
Une surprise, quelqu’étonnant spectacle parfois !

Pleine d’entrain, elle danse, ce matin. Folle sarabande, sur musique enlevée : elle est seule à l’entendre.
Elle fait d’une main, des cercles sur sa tête, gardant, au nez, le doigt pointé de son autre menotte.
Aussi nue que ver, elle arbore triomphante une moustache de multiples confitures, 
Elle va dans les halos de lumière, à peine troublée des regards qui se voudraient choqués ou critiques.
Ses mimiques réveillent nos rires, pourtant chargés de rêves Et d’une nuit moite, trop courte.
Comme nous éperdue de chaleur, vague, elle vire dans le plus magnifique tremblement : 
Ivre du plus pur plaisir! Oh ! parfaite innocence !

Oups est facétieuse. 
Et puis coquine aussi…
Elle est, croyez-moi !
Autant marrante que maline.

Haute comme trois Pets de nonne, 
Partout encore, enrobée des rondeurs de poupons!
Notre petit soleil sera, dans un moment, reparti dans sa lune.
Sumo, ébahi, une couche lui fera l’effet d’un coussin.
Ses pieds lourds dans la terre sèche, 
Lèveront, en tas, les brindilles du chemin.


Elle est marrante. 
Et puis maline…
Petite Oups! Elle distribue à qui veut, 
Des câlins sucrés de princesse,
Des baisers de fraise, des bisous de praline ….

Serge De La Torre
Poésie dédiée à Héléna, magnifique petite fille.


"Oups!" AD


Oups...

Le clown Oups est malade.
Mais qu'est-ce qu'il a l'auguste, qu'est-ce qu'il a donc...
Zou en piste bouffon, en piste crénom !
Le clown blanc s'impatiente, les pitchouns le hèlent...
Son contre-pitre, l'auguste de l'auguste
Pas si bête que ça, sait lui...
Chagrin d'amour, m'sieur Loyal, chagrin d'amour !
Carmen sa belle écuyère le trompe avec le dompteur d'éléphant, Babar de son p'tit nom...
Bleu au coeur, de quoi voir rouge, vert de rage...
Le clown Oups est malade, enfermé dans sa loge,
Son contre-pitre s'interroge, que faire, tout défaire ce soir... ?
Soudain, une détonation glace les sangs,
Oups ! Oups s'est donné la mort, silence de mort, une longue minute... Lui qui faisait pleurer de rire.
Le spectacle continue, en piste les artistes,
Carmen, Babar et les autres feront leur numéro.
Saluer, sourire, épater, amuser... Amuser, même l'âme en peine,
Demain, dans la gazette, aux faits divers on lira :
« Un clown se suicide, sous son costume de lumière un homme bien sombre...»


jill bill



"Oups!" AD


Grand dilemme.


Coloré et ramassé
Aujourd'hui me fait clown.

Je laisse de côté les ronchons les grincheux
Aujourd'hui me fait rire de moi.

Tendresse et compassion
Aujourd'hui me fait je t'aime.

Oui, j'ai plusieurs visages. Et alors ?
Voilà,
... Je l'ai dit !

Françoise, la Vieille Marmotte, 13 septembre 2017

Note de l'auteure : pas de lien, c'est volontaire.



"Oups!" AD

 Oups

Oups, j’ai oublié de dormir, j’étais tellement occupé à lire
Juste envie de savoir la suite, pas envie de fermer les yeux

Oups, je crois que me suis endormie pendant le film au cinéma
Juste envie à ce moment là de dormir, fermer les yeux

Ne pas dire oups au moment de mourir, ne pas mesurer
Ne pas lésiner, vivre à fond puis dormir pour toujours

Laura VANEL-COYTTE
 








Oups: 
Ah si j'avais pu naître nain de jardin ?
Mais non :

Je fus, d'abord, trois petites pommes,
Je fus, ensuite, rond comme un ballon,
Je fus, enfin, petit, trapu, joufflu,
Je naquis Oups,
Oui, Oups tout simplement.

Mon cœur est gros comme mon bidon,
Ma tête, pour un oui comme pour un non,
Devient rouge, verte, bleue, jaune citron.
Mes jambes s’arcboutent pour avancer
Sur deux pieds mal équilibrés.
Je suis Oups,
Oui, Oups tout bêtement.

Petit, c’était drôle,
Jeune, c’était complexant,
Adulte, c’est encombrant,
D’être Oups,
Oui, Oups bien tristement.

Moi qui aurait tant aimé,
Dans un jardin d'enfants,
Être, Prof, Atchoum ou même Grincheux,
Juste un instant,
Je me demande à quoi cela rime
D'être Oups et différent ?


ABC



"Oups!" AD

Colorée irisée
La lumière m’a aimée
Aujourd’hui j’hésite à sauter
J’ai peur de me briser
Je suis une goutte de pluie et j’attends
Oups ! Je me suis évanouie évaporée
C’est fini !

Jamadrou
jama.e-monsite.com    le 9 septembre 2017



"Oups!" AD
 

Est-ce un clown triste ou joyeux ?
Un clown étonné ?
Est-ce le monde échevelé ?

Il tâtonne encore, le petit être venu de quelque part dans un coin de nos plurivers. Son langage à lui passe par les couleurs. Il peut à souhait se faire invisible ou coloriser son espace. Il a observé les humains et apprend en tâtonnant à se faire une enveloppe corporelle.
Il tâtonne et il hésite. Ce monde lui parait si "foutraque". Allez savoir pourquoi il s'est entiché de ce mot déjà désuet ...foutraque, foutraque, foutraque. 
Il traque les intelligences, les choses, les écueils, les mots. Ici le langage passe par les sons et les signes. Il les décortique, les associe, les réunit.
foutraque ! 
Oups ! Celui-ci, il a adopté dès qu'il l'a entendu. Un simple son qui veut dire tant ! Qui traduit si bien l'état d'étrangeté de ce qu'il observe comme celui du désarroi qui l'habite, maintenant qu'il est arrivé sur terre, ni vu ni connu.


©Jeanne Fadosi, sur les mots de la proposition 84 de l'Herbier de poésie
             http://fadosicontinue.blogspot.fr/search/label/l%27herbier


"Oups!" AD

 
Malédiction noctambule


Avancer sur la pointe des pieds, pour ne pas déranger. Peur de faire du bruit, de se faire remarquer, de heurter un meuble, de faire tomber un verre, un vase, un quelque chose qui se brise et ruine vos efforts de passer inaperçu.
Surtout ne pas respirer trop fort, se faire tout petit, se fondre dans le paysage, furtif comme une brise, s’effacer, ne pas faire craquer le parquet, devenir plus invisible et plus léger que l’air. Ne pas douter surtout, ne pas douter… être un félin, voilà ! Une ombre parmi les ombres.
Et bien évidemment, à force de tant de précautions voici qu’arrive l’inévitable, la maladresse ultime qui ruine l’entreprise. Patatras ! C’est trop tard, le bruit résonne comme le glas.  Alors, quand la lumière s’allume et vous révèle, on adopte le sourire de l’imbécile en déconfiture, la posture cramoisie du pauv’gars pris en faute qui rêve de disparaître en terre.
Oups ! une belle entrée ratée.

           Adamante Donsimoni
 LE CHAMP DU SOUFFLE  
"Oups!" AD




Je vous invite à revisiter la page sur les herbes, de nouveaux textes sont arrivés, 
Celui de Jill et de Serge, il serait dommage de les manquer.

et puis...

Merci de vos participations 
vos textes sont des lumières qui éclairent merveilleusement 
les différentes couleurs de nos vies. 
AD




 Le coin des retardataires :


J'ai eu la curiosité de passer vous voir
J'ai été éberlué
Votre vie ne ressemble pas à la mienne
Pas du tout

Je suis Oups
Je fais des bulles
J'ai une bonnet à pompon
Et des jambes en accordéon
Je suis le pantin coloré
Qui fait plaisir aux enfants
Quand ils me voient
Ils sont contents
Et moi aussi
J'aime leur compagnie


Marine




samedi 9 septembre 2017

Oups ! Proposition 85


Pour la semaine prochaine, une petite chose de chez moi, si cela vous inspire. 
Son titre "Oups !"









Merci à toutes de vos participations sur les herbes. Ce soir un nouveau texte est arrivé, celui de Jill rajouté à la page précédente.
Je vous en souhaite bonne lecture, j'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à vous lire.

Et n'oubliez pas, chaque jour de la semaine, un texte sur les herbes, pour début octobre. Disons entre cinq et sept textes, les herbes peuvent être bavardes ou non. J'en ai déjà écrit trois en ce qui me concerne.
Chacun aura sa page individuelle ici.  Comme sur une seule le vendredi ce serait trop, je  prévoie de publier une page par jour jusqu'à épuisement des participations. Vous pourrez donc m'adresser vos textes dès que vous les aurez écrits et je programmerai par ordre d'arrivée.
Je le sens bien comme ça, en êtes-vous d'accord ?








vendredi 8 septembre 2017

Des perles de pluie sur les herbes P.84



Perles de pluie sur les herbes


Août en canicule
beau temps pour les lézards
herbe sèche assoiffée

Dame nature transpire

Septembre en éclairs
s’est amorcé plein d’orages
herbe folle goutte au nez

Dame nature s'enrhume

Rentrée en beauté
Joli clin d’œil du matin
herbe perlée de rosée

Dame nature s'épanouit

Les journées s’en vont, les journées s’en viennent,
l’herbe pousse, sèche, s’emperle.

Dame Nature s’habille de la saison.

ABC




Regarder un nuage
qui flotte sur fond bleu
fouler l'herbe drue



Tapis odorant
offerte et constellée
- folle avoine
Herbe attractive
veloutée sous nos pas
toujours renouvelée


Gazon vivifié
par les gouttes perlées
 -  orteils mouillés

Marine D







"Moi je t'offrirai 
Des perles de pluie 
Venues de pays où il ne pleut pas " chantait Jacques Brel
En implorant "Ne me quitte pas[1]"

Moi, je t'offrirai
Des rimes bleuies
Par un ciel nimbé de soleil
Pour que tu n'aies pas froid

Moi je t'offrirai
Des herbes jaunies
Dont la pluie fera des hirondelles
Parce que je n'aime que toi

Laura Vanel-Coytte





Chronique vespérale.

Le linge est lavé
Le soleil encourageant
Le vent polisson

Le faire sécher sur le fil
comme pour prolonger l'été ...

Un gros nuage vient d'éteindre la lumière. J'implore le ciel de retenir la pluie. Le vent m'a-t-il écouté ? Le soleil fait de nouveau fête. J'aime sa caresse tiède sur ma vieille carcasse. Jusqu'aux prochains nuages. A nouveau un plafond bas. Teinté d'un gris monotone. Le vent frais joue les balançoires. Sur le fil les vêtements dansent.
Ô ciel ! Retiens encore une heure, juste une heure, les larmes de pluie qui s'évaporent de leurs fibres parfumées d'herbes et de liberté.

Instants au présent
Rémanences d'étés d'antan.
Temps de l'insouciance.

Goûter l'instant...
Impossible pourtant d'oublier que là-bas, loin vers l'ouest, un ouragan se déchaîne.
Difficile, dans le silence des jours, de réaliser que là-bas, loin vers l'est, les pluies de la mousson noient tout sur leur passage.

©Jeanne Fadosi, sur les mots de la proposition 84 de l'Herbier de poésie
mercredi  septembre 2017 de 16 à 18 heures





Perles de pluie sur les herbes


J'écoute le vent qui faiblit, les premières gouttes, la vie qui s'y glisse quand la terre frémit.
Promesses de l'aube d'un ciel chamarré, les herbes s'étirent en brins suppliants, leurs lèvres assoiffées par l'été ardent.
Désir de tendresse, besoin de caresses, les tiges fragiles se délectent enfin des baisers mouillés.
Les perles musiciennes allègent leur peine en jouant le chant des instants-bonheur.
Diamants éphémères sur leurs corps ténus, les herbes en fête s'offrent au levant.
La pluie en cadence, une belle danse pour matin farceur.
Que se disent-elles ?
J'aime imaginer les mots désuets d'un matin du monde dans sa pureté .
L'étoffe du temps a gardé le secret des perles de pluie, des perles de vie.

Balaline






Des perles de lumière sur les herbes.

En cette fin d’été parfumée d’automne, la pluie a maquillé les herbes. L’instant est unique, je suis sous le charme. Tout s’efface qui n’est pas lumière. Je voyage dans une pantoufle de verre* aux pays magique du strass. Je n’attends aucun prince. Et j’ai tout, absolument tout ce dont je peux rêver. Dans cette dimension, les richesses matérielles n’ont aucun sens.
Le diamant, conçu aux feux de la terre, masque sa lumière, le sage ne se répand pas.
Mais les herbes, par leurs racines, connaissent le grand dessous des choses, elles en témoignent. Je découvre la richesse de l’instant qui se donne dans cette symphonie du prisme que le vent balaie emportant avec lui une part de cet éclat d’éternité. J’ai déjà prélevé ma part. À l’éternité du diamant convoité par les Hommes je préfère celle de ce moment fugace et sans fin qui vit désormais aux tréfonds de mes espaces intérieurs.
La Terre connaît trop bien la convoitise humaine, qui porte la lumière doit la protéger des regards avides.
Voici l’enseignement des herbes ce matin et rien ne m’est plus précieux.


                                                                                          *et non pas vair, par choix délibéré.
Adamante Donsimoni
http://le-champ-du-souffle.blogspot.fr/



Et avec un peu de retard, le texte de Jil, il aurait été dommage de ne pas l'avoir ici :

Nostalgie...

Quand grand-mère paternelle décéda
Je dû dire adieu à ma campagne
Elle était mon paradis de môme, libre...
Père hérita de la maison de ville
Comme il en court tant de par les rues, semblables.
Adieu mon bout du monde, sans lampadaire,
Son chemin de terre en nids de poule.
Adieu les vaches au pré et le pot au lait,
Le maillot troué au fil de fer barbelé,
Le ruisseau aux salamandres et son saule têtard,
L'oisillon tombé du nid, le champignon après l'averse,
Les huttes de foin, nos cabanes de gosse,
La maraude,le poing levé du fermier et ses jurons.
Adieu les copains des 400 coups 
La bicyclette bleue, cheval de fer increvable,
Le short de mes étés sur cuisses de grenouille...
A la ville, à 14 ans, on devient une jeune fille,
De bonne famille, on porte la robe,
On ne fréquente plus les « mauvais » garçons...
On range tout dans l'album du souvenir.

A la ville mon père, à la ville
On s'enferme dans le noir, le dimanche, au cinéma.
Et la ville ma mère, et la ville
M'a vue pleurer un soir, dans le noir...


jill bill
« Les perles de pluie sur les herbes »
                              http://jill-bill.eklablog.com





 Et puis, pour terminer, le poème de Serge qui lui aussi aurait manqué à la page. 

 
Soif !

Ce matin, elles respirent mes herbes ;
Sèches et cassantes, jusque là,
Elles crissaient de soif sous le pas.
Ce matin, elles jubilent,
Abreuvées, enfin !
Le brin plaqué comme le cheveu au sortir du bain,
Vaillantes, elles ont traversé l’été si sec,
En leur cœur sans vitalité,
Toutes recroquevillées.
Réduites à leur essence,
Elles concentraient jusqu’à leurs odeurs,
Ce matin, elles respirent mes herbes!
Enfin, il pleut à verse.

Samedi 9 septembre 2017
Serge De La Torre

vendredi 1 septembre 2017

Perles de pluie sur les herbes, proposition 84

 

"Perles de pluie sur les herbes"



Aujourd’hui pas de photos, juste ces mots, ce qu’ils vous évoquent…




Alors on se penche sur souvenirs, 
on fait un tour dans le jardin, 
on regarde dans l'allée du parc… 

Où que l’on soit on laisse courir nos idées. 

Comme d’habitude, en prose en haïku en tanka… (voir le règlement)




Où je suis, l'herbe est reine, j'ai personnellement décidé d'écrire chaque jour pendant une semaine pour voir ce qu'elles ont à me dire, ces herbes... Je doute qu’elles se répètent. 

Il n’y aura pas de pluie tous les jours, peut-être du soleil, du vent… mais moi, chaque jour, il me faudra les observer, entrer en contact, comprendre… et ne pas me répéter.

S'il en est parmi vous que cette expérience intéresse, nous pourrons imaginer comment publier ce mini journal des herbes dans l’herbier.
On se donne un mois pour publier ici ?


En attendant rendez-vous vendredi prochain pour lire vos :

"Perles de pluie sur les herbes".
 
 
 
 
 
 
 

suite de la page 83

 

Voici la suite de la page 83. 

Impossible pour le moment d'intégrer la photo d'Arnaud. Vous la trouverez sur la page précédente en attendant minuit, heure à laquelle ici les citrouilles se transforment en carrosse et Cendrillon retrouve ses pantoufles.  

J'ai enfin pu la récupérer ! Merci ma   bonne fée !



 

En transparence d’un rêve inachevé, j’ai vu la tour de demain.
Poursuivant la route de la vie, je lui ai tourné le dos de peur qu’elle ne s’écroule.
Ce n’était qu’un rêve, aujourd’hui imprimé à l’encre sympathique, au fond de mon regard, quand mon chemin vacille.

ABC

 Casablanca sous la pluie
Quand il pleut sur la ville blanche
Et que le bleu du ciel se fait souris
C'est comme si la palette du peintre
Dégoulinait de nuances de gris

C'est court comme une averse d'orage
C'est intense comme la ville blanche
Les caniveaux débordent de toutes
Parts et lavent la poussière du soleil

Quand il pleut sur la ville blanche
Les  discrets minarets sont en larmes
C'est comme les matins de javel
Sur les trottoirs mais sans l'odeur

Laura Vanel-Coytte
http://www.lauravanel-coytte.com/ 



La ville


La ville a mal à l'âme,à ses murs léprosés, à la fièvre qui rôde, nauséabonde et sale.
Elle a mal à son peuple qui n'ose balbutier et qui plus loin se terre, loin de l'enfer du 
bruit, loin des champs d'oliviers, de la terre de leurs pères qui avançaient courbés.
La ville a mal aux bleus, à ses lambeaux de ciel, au sombre des ruelles, aux jardins 
défleuris, aux brûlures de la terre.
Elle a perdu le vent, le chant de l'eau, le parfum de la nuit,les chemins du hasard.
Juste un désert de vie, d'amour et de partage.

Balaline






Et puis une info que je relaie ici émanant de   « eMmA MessanA »

http://www.emmacollages.com/2017/08/on-en-redemande-nouveau-financement-solidaire-pour-apres-school.html